Conférence de Jòrdi Blanc,

le jeudi 13 octobre 2005 à 18h30 au Centre Culturel Français

Jaurès philosophe

Jaurès. On connaît le parlementaire, le périodiste, le tribun... le dreyfusard, l'artisan de l'unité socialiste, le leader internationaliste, le promoteur de la laïcité, "l'apôtre de la paix". Mais comment cela tient-il en un seul homme?

Brillant agrégé, professeur de philosophie à Albi puis à Toulouse et docteur en Sorbonne, qu'en retiennent ses exégètes? "Converti" au socialisme par les mineurs de Carmaux, la lecture de Marx, ou ses discussions avec Guesde ou Herr, Jaurès ne serait que le produit d'une influence.

Et s'il s'était d'abord construit philosophiquement lui-même? Jòrdi Blanc, auteur d'une thèse consacrée à son cours de philosophie, oublié et inédit, y a découvert des références qui ne sont pas celles annoncées par l'historiographie marxiste depuis 40 ans mais bien Platon, Aristote, Plotin, le christianisme évangélique, Leibniz et Victor Cousin. De quoi initier une relecture de toute son oeuvre et du rapport de son action à sa pensée. (Jòrdi Blanc, Jaurès, Vent Terral 2001)

Jòrdi Blanc vient de publier, aux éditions Vent terral qu’il dirige, le premier volume d’un ouvrage en cinq tomes consacré aux œuvres philosophiques de Jean Jaurès. L’occasion pour cet érudit, à la fois philosophe, écrivain, poète occitan et chroniqueur, de dessiner un visage de Jaurès totalement inattendu.